Le ballet de l'Opéra-Théâtre au Grand Séminaire
Le mag'
Opéra-Théâtre de l'Eurométropole de Metz
Publié le 22/01/2026
Alors que les travaux de rénovation du bâtiment historique de la place de la Comédie avancent à grands pas, les danseurs de l’Opéra-Théâtre ont élu domicile au Grand Séminaire à Metz. Pour l’occasion, le mag’ a chaussé les pointes avec eux.
Dans cette grande bâtisse où les résidents étaient plutôt habitués au silence, on perçoit les mélodies enjouées d’un piano. Et lorsque l’on passe la porte de l’ancienne salle de cours transformée en studio de danse, diagonales de pirouettes et autres exercices chorégraphiés s’enchaînent.
La maîtresse de ballet Maud Wachter donne la cadence, les silhouettes traversent avec grâce l’espace habillé de miroirs et de pendrillons.
Ce matin comme tous les autres, les danseurs de l’Opéra-Théâtre suivent leur cours. On s’élance, on vérifie une posture, on s’assure de danser bien ensemble.
« La classe en début de journée, c’est un peu notre prière du matin… », explique dans un sourire Laurence Bolsigner-May, cheffe de ballet.e
La pièce équipée par les équipes techniques de l’Opéra-Théâtre est certes plus petite que leur studio place de la Comédie, mais les jeunes artistes ont adopté leur nouvelle adresse en ville.
« On s’adapte, on organise les répétitions. C’est notre part de responsabilité, à Maud et à moi, de faire en sorte que le Ballet se sente bien », explique la Messine, entrée dans la maison comme danseuse il y a bientôt 40 ans, avant de devenir maîtresse, puis cheffe de ballet. Arrivée à Metz en 2022, Maud Wachter a pour sa part dansé en Allemagne et aux États-Unis.
Pas des cloines, c'est une force
Complémentaires, les deux femmes collaborent au quotidien pour amener les quatorze personnes - sept femmes et autant d’hommes - dont cinq arrivées cette saison, à travailler ensemble.
Recrutés individuellement au cours de longues journées où une quarantaine de personnes sont auditionnées (sur 800 CV reçus et une cinquantaine présélectionnés), les danseurs âgés de 19 à 35 ans viennent de France, de Belgique, d’Espagne, d’Italie, d’Amérique du Nord ou encore de Chine.
Avec leurs personnalités, leurs physiques et leurs caractères différents, chacun apporte à sa façon quelque chose au collectif. « Ce ne sont pas des clones, c’est une force ! nous disent les chorégraphes que nous invitons », souligne Laurence Bolsigner-May. Si l’effectif de la troupe est relativement réduit, la professionnelle mesure le potentiel de ce ballet « complet, qui permet d’aborder le grand répertoire classique [comme Coppélia de Léo Delibes, donné au NEC pour les fêtes de fin d’année] tout en accueillant des créateurs pour des productions contemporaines », précise-t-elle.
Les Français Laura Lamy et Tristan Robilliard, qui avaient déjà travaillé avec le ballet messin en 2019, signent la chorégraphie de l’opéra d’Astor Piazzolla Maria de Buenos Aires, programmé du 16 au 18 janvier à la BAM.
Metz accueillera ensuite le Néerlandais Nils Christe. Ses chorégraphies Sync (pour synchronisation, syncope et être synchronisé) et Purcell Pieces, seront données du 24 au 26 avril au NEC à Marly. « Nils Christe a travaillé dans le monde entier, et, à l’invitation de notre directeur, on le fait venir chez nous ! » se réjouit Laurence Bolsigner-May
Dernière mise à jour : 14/01/2026