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Eco-défis : Les yeux dans les yeux

Article du Mag#121, Avril-Mai 2026

Éco-défis

Le mag'

Publié le 27/05/2026

Provenance des optiques, composition des montures, sobriété en eau ou encore réemploi des équipements : des choix auxquels l’opticienne Virginie Banas, labellisée aux Éco-défis des commerçants et des artisans, sensibilise sa clientèle.

« On n’est pas juste des marchands, on crée des liens ! » Sourire dans le regard, Virginie Banas, opticienne installée depuis 26 ans à Saint-Julienlès-Metz et trois ans à Marly, exprime son attachement à sa « clientèle de proximité, familiale, fidèle ». La professionnelle tient à ce que ses deux « magasins de quartiers » restent indépendants des grands distributeurs de lunettes.

Se fournissant auprès de verriers comme Essilor qui propose de nombreuses références Origine France Garantie (OFG) ou du mosellan Mont Royal installé à Goetzenbruck, Virginie remarque la sensibilité de ses clients à l’argument de proximité : « on préfère acheter local », lui disent-ils. Seul inconvénient, les réseaux de mutuelles ne référencent pas les petits laboratoires.

Attentive également à la provenance et à la composition des montures, la spécialiste s’appuie sur la certification Origine France Garantie, du 100 % français, « mais c’est de plus en plus compliqué avec les fermetures de fabricants dans le Jura. La mention made in France de nombreuses montures signifie simplement qu’elles ont été assemblées en France avec des composants fabriqués à l’étranger. »

Chutes d'acétate et coquilles d'huîtres

Des innovations font leur apparition sur le marché, comme l’acétate biosourcé, un plastique aux composantes naturelles « utilisé par la marque haut de gamme Kering ». Le Jurassien Roussilhe réemploie, lui, des chutes d’acétate pour recréer d’autres montures. « On voit même des essais avec des coquilles d’huîtres », note l’opticienne.

Au moment de découper et de tailler l’ensemble de ses verres, Virginie utilise un système de filtrage et de réemploi de l’eau, une façon importante de réduire l’empreinte écologique de son activité, qu’elle souhaite aussi inclure dans une dynamique d’économie circulaire. « Dans un futur proche, les anciennes lunettes pourront être reconditionnées par des centres agréés. Notre rôle pour le moment concerne la collecte des montures », explique-t-elle encore.

Les deux boutiques collaborent avec l’association Médico, via le Lions Club. De nombreuses paires de lunettes récupérées - à l’exclusion des verres progressifs - sont envoyées dans une cinquantaine de pays dans le monde

  • Optique La Tannerie, 11 Centre d’affaires La Tannerie, Saint-Julien-lès-Metz
  • Les lunettes de Marly, 16B rue de la Croix Sain-Joseph, Marly

Le saviez-vous ?

Les Éco-défis des artisans et des commerçants sont proposés par l’Eurométropole de Metz, la Chambre de métiers et de l’artisanat de la Moselle et la Chambre de commerce et d’industrie Moselle Métropole Metz.

Dernière mise à jour : 12/05/2026

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