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Le Ballet de l'Opéra-Théâtre en répétition

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Opéra-Théâtre de l'Eurométropole de Metz

Publié le 02/04/2026

Danser avec Nils Christe : de la musique avant toute chose !

Le ballet de l’Opéra-Théâtre travaille actuellement avec le chorégraphe néerlandais Nils Christe, assisté de son épouse Annegien Sneep. D’une musicalité intense, ses chorégraphies ont tourné à travers le monde. Deux d’entre elles seront données au NEC à Marly fin avril. 

 

Alors que place de la Comédie, le chantier de l’Opéra-Théâtre bat son plein, les répétions se poursuivent au studio de danse aménagé au Grand Séminaire. Le ballet vit ce début de printemps au rythme de la musique du grand compositeur anglais Henry Purcell et des chorégraphies qu’elle a inspirées à Nils Christe, invité à Metz cette saison.

Les séquences dansées s’enchaînent, intenses et captivantes. Bientôt ciselés comme des joyaux, les mouvements des danseurs font rejaillir la concision et l’éclat des mélodies baroques. 

« Cette musique a plus de 300 ans, mais elle vit toujours ! », s’enthousiasme le chorégraphe.

 

La musique engendre les sauts, les arabesques et autres figures, les corps s’en approprient la dynamique, les élans et les suspensions, et semblent à leur tour générer la musique.  « Cinq et six, et relâche sur un », scande en dansant Annegien Sneep, compagne et assistante de toujours. 

« J’ai créé les chorégraphies, et depuis de nombreuses années c’est Annegien qui les transmet, elle a une mémoire des mouvements extraordinaire », précise Nils. 

Et Annegien de « vérifier une pirouette », avant de rappeler la courbe et la rapidité d’une trajectoire des bras « comme des montagnes russes », puis d’ajuster une posture aussi droite « qu’un crayon ».  Marquant encore les phrases musicales, l’infatigable propose ensuite de reprendre « un peu plus lentement », avant de relancer le tout au tempo de la bande son.

Artistes enthousiastes

Lorsqu’à la faveur d’une pause, on demande au chorégraphe quel a été le point de départ de ses créations, « la musique, en tout premier lieu la musique ! » répond-il évidemment. 

Lui-même a appris la flûte à bec et la guitare classique au conservatoire de Rotterdam, sa ville natale, avant qu’il n’y étudie la danse. « Cela m’a beaucoup aidé », témoigne l’artiste, également inspiré par le folklore des pays d’Europe centrale et d’Europe de l’Est. De là son attachement à des compositeurs comme Stravinsky, Martinů ou encore Bartok, qui ont puisé à ces sources la vivacité de leurs rythmes et de leurs mélodies.

« C’est pour tout cela que la musique est si importante pour moi », insiste-t-il, évoquant aussi son « amour » pour Purcell, qu’il découvre à travers une collaboration à l’opéra Didon et Énée en 1994, avant de créer Purcell pieces à partir de 1996.

À la même époque, Nils Christe entend pour la première fois aux États-Unis les compositions de Ludovico Enaudi, sur lesquelles il bâtira son ballet Sync. Le musicien italien n’était alors « connu de personne. Aujourd’hui, il est extrêmement célèbre, et quand il est venu voir Sync à Nice, j’avais peur qu’il n’aime pas le ballet, mais il s’est montré enthousiaste ! »

Un challenge

Tout d’abord conçus dans des versions courtes, puis étoffés au fil des collaborations de leur auteur avec différentes compagnies, les ballets Sync et Purcell pieces, que l’on verra sur la scène du Nec à Marly fin avril, ont ainsi une histoire commune tout en étant « très différents. Les deux sont très dansés, mais Sync est linéaire, je dirais high-tech et Purcell beaucoup plus libre », explique le concepteur.

Habituellement interprétées par des compagnies de vingt-deux à vingt-quatre danseurs, les œuvres représentent en outre « un challenge important » pour le ballet messin dont l’effectif est plus modeste. Ses sept danseuses et sept danseurs qui apprécient ces chorégraphies «  très organiques, précises, nuancées », en témoigne l’une des artistes, seront d’autant plus mobilisés sur scène.  « Ils ont une énergie énorme », souligne le chorégraphe.

Nils Christe et Annegien Sneep ont travaillé avec des compagnies dans 26 pays à travers le monde. En France, ils ont notamment collaboré avec les ballets de l’Opéra de Paris et de l’Opéra de Bordeaux, de Nancy, de Nice ou encore de Lyon et de Toulouse.

A découvrir sur scène

Sync, musiques de Ludovico Einaudi

Purcell pieces, musiques d’Henry Purcell

Chorégraphie : Nils Christe
Décor Sync : Nils Christe
Décor Purcell Pieces : Thomas Rupert
Costumes : Annegien Sneep
Lumières : ULf Kupke

Les 24, 25 et 26 avril au Nec, Marly

Informations, réservations : opéra.eurometropolemetz.eu
 

Dernière mise à jour : 02/04/2026

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