Opéra-Théâtre : les ateliers techniques sur le plateau de Frescaty
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Opéra-Théâtre
Publié le 15/04/2026
Les spectacles programmés par l’Opéra-Théâtre mobilisent toute une chaîne de savoir-faire artisanaux et techniques mis en œuvre par une équipe de 25 personnes. Machinistes, menuisiers, peintres, accessoiristes, couturiers et électriciens ont installé leurs ateliers sur l’ancienne base militaire, pour toute la durée des travaux de la maison mère.
Depuis plusieurs saisons, les décors des anciennes productions étaient déjà entreposés sur le Plateau de Frescaty, dans un local de 3 500 m² réhabilité. À l’automne 2025, les équipes techniques se sont elles aussi installées sur l’ex-BA 128.
« Les activités s’organisent autrement qu’à l’Opéra-Théâtre », explique Cyrielle Lévêque, directrice technique de l’établissement, qui doit désormais coordonner l’intervention des techniciens au rythme de la saison hors les murs.
Les spectacles sont produits dans différentes salles de la métropole comme au NEC à Marly qui accueillait le ballet Coppélia pour les fêtes, ou encore à l’Arsenal et à l’auditorium du Conservatoire à rayonnement régional. Le premier programmait début mars la version semi-scénique de Norma de Bellini, le second donnait à la même période l’adaptation jeune public de L’Étranger de Camus.
Autant de lieux différents, qui ne sont en outre pas configurés pour accueillir des décors arrimés à des cintres comme dans la cage de scène d’un théâtre à l’italienne. Alors, on imagine les productions autrement, on s’adapte. Pas ou peu de décors pour certains spectacles (mapping vidéo pour Norma, éléments sobres, comme une barre de plaidoirie pour L’Étranger), des structures conçues différemment pour d’autres.
Des décors réalisés ici
Deux grands modules autoportants ont été fabriqués pour la scène de María de Buenos Aires, l’opéra d’Astor Piazzolla donné en janvier à la BAM à Metz. Co-signée par Sébastien Houpert et Cyrielle Lévêque, qui, au-delà de son rôle de manageuse, est heureuse de revenir sur le terrain, la scénographie emmenait les spectateurs dans les rues de la Boca.
Ce quartier ouvrier haut en couleur de la capitale argentine a occasionné la création d’une toile de 18 mètres par 8. « Le premier décor peint dans notre nouvel atelier », commente Salvatore Caico, peintre qui a fait le plus gros de sa carrière à l’OpéraThéâtre messin. Lui et son collègue Mathieu Schneider, qui a pour sa part, entre autres expériences, exercé dans un parc d’attractions à Cologne avant d’arriver à Metz en 2009, entretiennent leur technique de peinture. « On s’entraîne, comme le font les chanteurs et les danseurs », confient-ils devant un temple grec et autres tableaux de leur création en attendant leurs prochaines réalisations destinées à la scène.
En février, toute l’équipe a pu se rendre sur le chantier de l’OpéraThéâtre, et a marqué son étonnement devant les vastes espaces désormais libérés de cloisons et couloirs, bientôt destinés à de nouveaux ateliers et salles de répétition.
Dernière mise à jour : 16/04/2026