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Respirer un air sain

Qu'est-ce que la qualité de l'air ?

La qualité de l’air implique directement notre niveau de confort et de santé.

Trois niveaux de pathologie sont associés à une mauvaise qualité de l’air : 

  • Nuisances et gènes, à cause des polluants irritants pour les muqueuses respiratoires et oculaires
  • Pathologies liées à un environnement dégradé (qui interviennent après une certaine latence) : pathologies infectieuses, allergies, intoxications
  • Maladies respiratoires et cardiovasculaires

En France, la pollution chronique affecte davantage la santé que les pics de pollution.

Santé Publique France a estimé en 2020 grâce à une évaluation quantitative d’impact sur la santé (EQIS) sur des données 2016-2019 que les particules fines PM2,5 sont responsables de 40 000 décès prématurés par an et 7000 dues aux oxydes d’azote (NOx).

Que respire-t-on ?

L’air est un mélange subtil de plusieurs particules dont majoritairement de l’azote et de l’oxygène. Notre environnement va l’impacter en émettant des éléments dit « polluants », anthropique mais également émis par des phénomènes naturels et météorologique. 

Ces particules émises par différentes sources vont suivre un cycle, « le cycle de l’air » et se « concentrer » dans l’air ambiant. C’est la mesure de cette concentration qui va permettre d’évaluer l’indice de la qualité de l’air. 

Comment l’air est-elle surveillée sur notre territoire ?

  • Qui mesure la qualité de l’air ?

    La surveillance de la qualité de l’air est confiée par l’État à des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (AASQA).  

    Leurs missions sont : 

    • Surveiller et prévoir la qualité de l’air par des mesures, des modélisations (cartographies et scénarisations) et des inventaires (cadastres d’émissions air et énergie) ;
    • Informer et sensibiliser la population et les acteurs locaux au quotidien et en cas d’épisodes de pollution ;
    • Accompagner les décideurs par l’évaluation des actions de lutte contre la pollution de l’air et de réduction de l’exposition de la population à la pollution de l’air ; et
    • Améliorer les connaissances et participer aux expérimentations innovantes sur les territoires. 

    Les AASQA sont financées principalement par l’État et des collectivités territoriales, ainsi que par des entreprises qui émettent des substances surveillées. Ce système de gouvernance et de financement assure l’indépendance et la transparence de leur action et de l’information qu’elles fournissent. L’ AASQA en Grand Est est ATMO Grand Est.  

  • Les stations de mesure sur le territoire

    Le territoire de l’Eurométropole a la chance de compter 5 stations de qualité de l’air d’ATMO Grand Est sur son territoire ! 

    Chacune a ses spécificités : fond rural, fond urbain, fond industriel ou fond trafic. 

    En complément de ces stations, ATMO Grand Est établie des modèles cartographiques afin de prévoir les niveaux de polluants sur le territoire, même là où il n’y a pas de station ! 

  • Comprendre l’indice ATMO

    L’indice ATMO se base sur la concentration journalière de 5 polluants réglementaires sur le territoire de l’Eurométropole de Metz : 

    • Le dioxyde d'azote (NO2),
    • Le dioxyde de soufre (SO2),
    •  L’ozone (O3),
    • Les particules de diamètre inférieur à 10 µm (PM10), et
    • Les particules de diamètre inférieur à 2,5 µm (PM2,5).  

Comment agir sur la qualité de l’air ?

Afin d’améliorer la qualité de l’air de votre environnement, plusieurs actions peuvent être réalisées : 

  • Diminuer les émissions due au chauffage au bois

    Le diagnostic des émissions de polluants atmosphériques du 2ème Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) de l’Eurométropole de Metz (2022-2026 basé sur des données 2019), indique que le secteur résidentiel est le premier émetteur de PM2,5 (48 %) et de PM10 (28%) du territoire.  

    Ces particules très fines et fines sont majoritairement issues du chauffage au bois et du brûlage des déchets verts, dans le cas d’une combustion incomplète : appareil peu performant, foyer ouvert, mauvaises pratiques. Leurs effets sur la santé sont d’autant plus délétères que ces particules pénètrent profondément dans le système respiratoire, et elles occasionnent donc des affections cardiaques et pulmonaires. 

    Afin d’améliorer la qualité de l’air, le Gouvernement a mis en place en 2022 le Plan National Bois. Ce plan prévoit une baisse de 50 % des particules fines dues au chauffage au bois, notamment sur des territoires comme l’Eurométropole de Metz, soumis à un Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA). 

    A cette fin, la métropole a mis en place une prime air-bois destinée à donner un coup de pouce financier pour vous aider à remplacer votre cheminée ancienne et peu performante par un appareil moins consommateur d’énergie et moins émetteur de particules fines.

    Pour en bénéficier vous pouvez contacter l’ALEC du Pays messin qui vous guidera dans la procédure d’instruction du dossier : 

    n savoir plus le chauffage au bois :  

  • Surveiller les concentrations de pollens

    30 % des adultes et environ 20 % des enfants sont concernés par les allergies aux pollens. La prévalence de ces allergies augmente en lien avec le dérèglement climatique et en 2050, c’est 50 % de la population qui devrait être allergique ! 

    En cause, la pollution de l’air. Certains polluants chimiques de l’air peuvent favoriser la réaction allergique en abaissant le seuil de réactivité bronchique et/ou en accentuant l’irritation des muqueuses nasales ou oculaires. 

    Une étude récente met en évidence pour les enfants le rôle protecteur du fait de résider à proximité d’un espace vert (notamment dans les zones présentant des températures inférieures à la valeur médiane ou situées en zone péri-urbaine ou rurale) vis-à-vis de l’asthme. Ces résultats confortent la notion de fenêtre d’opportunité durant l’enfance pour la prévention de l’allergie.

    Pour mieux vivre son allergie, ATMO Grand Est réalise une surveillance des pollens sur tout le Grand Est. Suivre l'indice pollinique

  • Limiter la pollution due au brûlage des déchets verts

    Les déchets verts sont des végétaux de jardin ou de parc, notamment : 

    • Tonte de pelouse (…pensez à garder quelques zones non tondues qui constituent des zones refuges),
    • Feuilles mortes,
    • Résidus de taille de haies et arbustes,
    • Résidus de débroussaillage. 

    Le brûlage de ces déchets verts est interdit, que ce soit avec un incinérateur de jardin ou à l'air libre. Cela génère en effet des polluants : dioxyde de carbone mais surtout monoxyde de carbone, oxydes d’azote (NOx), composés organiques volatils (COV) et semi-volatils (COSV), particules fines… qui ont tous des effets négatifs pour la santé ! 

    Des alternatives vertueuses au brûlage des déchets verts existent ! Elles permettent non seulement un retour à la terre de ces matières, et offre bien souvent un abri à toute sorte d’animaux. 

    Parmi ces alternatives,  

    • La tonte mulching, qui consiste à laisser l’herbe finement coupée sur place
    • Le paillage avec des feuilles mortes et des branchages broyés, qui sera appréciés par les hérissons, lézards, batraciens et insectes en tout genre. 
    • Le bois mort, les racines, les rameaux, peuvent également être entassés pour constituer une « haie morte » : en plus de la fonction écran, cette haie plaira aux oiseaux et petits mammifères !
    • Le compostage des déchets verts 
    • Apporter vos déchets verts en déchèteries 
  • Limiter la pollution due aux modes de transports

    Afin de limiter les émissions de polluants liés aux modes de transports, nous pouvons utiliser les transports en commun, faire de la marche ou du vélo.  

    Mais parfois l’utilisation de la voiture reste nécessaire. Dans ce cas, au volant, j’adopte une conduite souple et limite ma vitesse. L’entretien régulier du véhicule permet également de réduire les particules émises lors de son utilisation. 

    L’Eurométropole de Metz met à disposition des usagers plusieurs solutions pour se déplacer sur le territoire :  

Dernière mise à jour le 03.02.2026

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