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Passerelle Wadrineau : entre l'île du Saulcy et le Ban-Saint-Martin

Article du Mag#123 - Septembre/octobre 2026

Projet passerelle Wadrineau

Le mag'

Publié le 06/10/2026

L’ouvrage qui reliera l’Île du Saulcy à la rive gauche de la Moselle prend forme. La partie en béton de l’une des rampes d’accès a été réalisée cet été du côté du Ban-Saint-Martin. Des impressions en creux sur les parois marquent d’ores et déjà le caractère de la future passerelle.

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Luc BERTAU | © Euro-Métropole de Metz
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Luc BERTAU | © Euro-Métropole de Metz

D’une longueur de 65 mètres de long (sur 104 mètres au total) pour 3 mètres de large, cette rampe qu’emprunteront piétons et cyclistes pour accéder à la passerelle présente une pente inclinée à 4 %, conformément aux normes d’accessibilité des Personnes à mobilité réduite (PMR) en vigueur. 

Une matrice proposée par Joël Chirino, architecte du groupement de maîtrise d’œuvre PMM Synergies & Solutions, a servi à imprimer sur le béton frais le motif de pierres encadrées de treillis à la façon des gabions.

Des collaborations importantes

Une dizaine d’essais de béton matricé gabions avaient été présentés à l’architecte en préparation du chantier, afin de trouver la formule de matériau adéquate à « la conformité du rendu. Le béton doit être suffisamment fluide et sans bulles pour épouser la forme de la matrice », explique Valérie Drouot, ingénieure travaux chez Demathieu Bard.

La « forte empreinte architecturale » de la rampe a également exigé sur le terrain « un travail de grande précision » des ouvriers (que l’entreprise nomme « compagnons ») pour que les planches de coffrage ne se décalent pas, ce qui aurait rompu la régularité du motif, salue la spécialiste.

L’intérieur creux des rampes comporte par ailleurs un système central de récupération des eaux pluviales.

Autre contrainte du chantier : la disposition de l’ouvrage à l’aplomb de la Moselle, demandant « une technique de coffrage et d’étaiement particulière, établie par le service des méthodes de l’entreprise Demathieu Bard pour couler la dalle de béton au-dessus des berges », poursuit Valérie Drouot, garante tout à la fois de « la sécurité des compagnons et de la qualité de la construction. L’environnement et les accès difficiles ont été pris en compte dans le projet, ce qui a demandé une collaboration importante entre le maître d’ouvrage (l’Euro-Métropole), le groupement de maîtrise d’œuvre (PMM Synergies & Solutions), le groupement Demathieu Bard - Berthold et les entreprises sous-traitantes. » L’ingénieure souligne encore « des contrôles qualité du chantier identiques à ceux des projets autoroutiers »

Le constructeur poursuit également l’implantation des fondations qui supporteront les trois piles du tronçon métallique de la rampe.

Dernière mise à jour : 30/09/2026

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