• Imprimer

Rencontre avec les nouveaux maires de l'Euro-Métropole

Article du Mag#122 - Juin/Juillet 2026

Institution

Le mag'

Publié le 15/06/2026

Ars-sur-Moselle

Laurent BOVI, « Admiratif de ce que fait le conseil municipal des jeunes »

Soixante-six ans, habitant d’Ars-sur-Moselle depuis six décennies, au conseil municipal depuis 2008, Laurent Bovi a « vu évoluer la ville », son âge d’or industriel, puis le déclin de l’emploi, les ressources publiques en diminution. Le nouveau maire en rappelle néanmoins les atouts - ses commerces, son cinéma, sa piscine ou encore sa trentaine d’associations.

Le projet phare du mandat requalifiera et sécurisera la traversée de la localité. L’élu prend aussi à bras-le-corps l’état des logements sociaux datant des années 1950, des « passoires thermiques » à rénover par le bailleur. Autre urgence : attirer des médecins. Un cabinet médical aménagé dans l’ancienne poste devrait être opérationnel au premier semestre 2027. Le nouvel édile souligne encore l’intérêt de la future piste cyclable reliant Moulins-lès-Metz à Ars-sur-Moselle, bientôt aménagée par la métropole, et prévoit l’implantation d’une aire de jeu et d’un pumptrack. Ce projet de circuit est impulsé par le conseil municipal des jeunes. « Je suis scotché par ce qu’ils font ! » s’enthousiasme le maire et vice-président de l’Euro-Métropole chargé du traitement des déchets.

Coin-lès-Cuvry

Olivier RAIMONDEAU, « Représenter dignement le village au sein de l'Euro-Métropole »

« J’ai le contact facile, c’est primordial », annonce le premier magistrat de Coin-lès-Cuvry. Ce père de deux filles avait rejoint le conseil municipal en 2018, avant d’endosser le rôle d’adjoint aux finances, qualité de vie et relations aux associations en 2020. Cadre du secteur bancaire aujourd’hui à la retraite, il a également créé sa société de courtage en prêts, et s’implique par ailleurs dans le secteur associatif. « C’est vivant, cela me plaît », exprime-t-il.

Alors que l’école du village a réouvert en 2020, Olivier Raimondeau expose sa préoccupation majeure : « Il manque une salle pour nos associations et pour permettre à nos anciens et à notre jeunesse de se réunir. Notre faible capacité d’investissement limite la recherche de solution. » La municipalité espère également l’ouverture d’une micro-crèche. Du côté du logement, il faut faire face aux « incidents de parcours » d’une construction privée entreprise en 2019. À terme, une cinquantaine d’appartements devraient être disponibles à l’achat par des particuliers ou des investisseurs. Le maire et conseiller métropolitain délégué au commerce compte « promouvoir les commerçants et les artisans de son village, et représenter dignement celui-ci au sein de l’Euro-Métropole. »

Coin-sur-Seille

René LE BORGNE, « Un lieu qui rassemble »

Musicien professionnel investi notamment dans des ateliers de sensibilisation en milieu scolaire, à 64 ans René Le Borgne possède aussi à son actif un parcours de fonctionnaire du trésor public. Habitant de la commune depuis une trentaine d’années, conseiller municipal en 2014 puis 2e adjoint en 2020, il s’implique depuis toujours dans l’animation du village et fait partie des fondateurs du jeune festival Watt(s) do you Seille. Un nom emblématique pour celui qui entend donner la parole aux habitants avant de prendre des décisions.

« Il faut pouvoir mesurer l’importance du débat », affirme le nouveau maire, qui a lui-même « baigné dans des espaces artistiques où l’on réfléchit ensemble. » Dont acte, la municipalité propose pour commencer des « Cafés klatsch. Une porte d’entrée pour que les gens se voient. » D’autres actions impliquent également tout un chacun, comme le nettoyage du village. Là encore un « vecteur de lien social », et « une forme de considération pour l’endroit où l’on habite. »

La nouvelle équipe aimerait créer « un lieu qui rassemble, un espace solidaire à l’échelle du village et de ses capacités budgétaires. » La réflexion est lancée pour la commune, plus globalement à l’écoute des « possibilités que nous offre la métropole. Nous voulons que Coin-sur-Seille soit présente dans le Sud messin. » René Le Borgne est conseiller métropolitain délégué au système de régularisation du trafic.

Fey

Nathalie HESSE, « j'ai rencontré des gens formidables »

Première adjointe en 2014, Nathalie Hesse suspend son activité d’élue en 2020, lorsque ses responsabilités professionnelles prennent le dessus. Mais ce printemps 2026, celle qui est cadre au sein de la Caisse nationale des allocations familiales a choisi d’ajuster son activité professionnelle car, élue maire de la commune, elle consacre désormais une part importante de son temps à l’exercice de ce mandat, un engagement qui revêt pour elle une importance particulière.

Première femme à accéder à cette fonction à Féy, elle se dit « fière de faire preuve d’altruisme, de pouvoir aider les habitants », exprime-t-elle, évoquant les « gens formidables » rencontrés durant la campagne. La nouvelle maire entend mener la réflexion sur un « mode collaboratif », au sujet de la sécurité notamment. Les Fagiens seront mis à contribution « pour déterminer où placer les caméras de vidéoprotection. Il faut rassurer, sécuriser les abords des bâtiments publics, en adéquation avec la préfecture », précise-t-elle. La question du raccordement au Centre de supervision urbain est à l’ordre du jour et la municipalité s’appuiera sur toutes les compétences de l’Euro-Métropole. « C’est vital. Nous ferons entendre la voix de Féy ». Parmi les projets phares, le développement des mobilités douces vers Marieulles-Vezon et vers Augny. « Notre équipe a beaucoup d’idées. » Nathalie Hesse est conseillère métropolitaine déléguée à la biodiversité.

Gravelotte

Dominique BRIOUX, « A Gravelotte, ça bouge ! »

Ce natif de Labry (54) savaitil en 1986, en épousant une jeune femme de Gravelotte, qu’il deviendrait maire de la commune quarante ans plus tard ? Dans l’intervalle, Dominique Brioux assure trois mandats en tant que conseiller, s’interrompt durant deux mandats avant de devenir premier adjoint en 2020. Ancien chef d’atelier chez Renault Batilly, il s’investit aussi de longue date dans le tissu associatif. Le club de foot « fusionné avec Vernéville » qu’il préside depuis 1982, ou encore le club de l’Amitié… « À Gravelotte ça bouge », exprime-t-il, bien décidé à poursuivre son soutien aux associations.

La nouvelle équipe municipale, « cinq conseillers issus de l’équipe précédente mais aussi beaucoup de jeunes, et la parité », mise à présent sur la création de « réunions de quartiers, des rencontres citoyennes ».

La rénovation thermique de l’école se terminera cette année et le bâtiment destiné aux activités périscolaires sera agrandi. Suivront la requalification de la cour de récréation, puis d’importants travaux de réaménagement et de sécurisation de la rue d’Ars. Un espace multisport et une résidence seniors sont en gestation, tandis que l’on pense aussi à restaurer la façade de l’église. La commune se prépare par ailleurs à se raccorder au service de vidéoprotection de l’Euro-Métropole. Dominique Brioux est conseiller métropolitain délégué à l’économie circulaire, au recyclage et au réemploi.

Jury

Jean-Luc OURY, « La transition écologique dans tous les projets »

Son père , instituteur qui a également été maire durant deux mandats, lui a probablement donné la fibre du service public. Ingénieur de formation, 57 ans, Jean-Luc Oury a fait toute sa carrière au ministère de l’Environnement, services déconcentrés à Metz, où il est actuellement responsable du transfert transfrontalier des déchets. Il accède au fauteuil de maire après deux mandats dans la commune en tant que conseiller puis adjoint.

Pour celui qui souhaite « poursuivre ce qu’a entrepris Stanislas Smiarowski », « la transition écologique doit s’inscrire dans tous les projets. » Finaliser l’aménagement des abords de la salle des fêtes, « très ouverte sur la nature avec ses grandes verrières », viser la deuxième libellule du label Commune nature avec, par exemple, « l’aménagement d’une forêt urbaine. »

Le début de l’année 2027 verra la rénovation thermique des bâtiments de la mairie, puis suivra, au cours du mandat, l’installation de panneaux photovoltaïques sur le toit de la maison des associations. Récupérées dans une cuve de 12 000 litres, les eaux de pluie serviront à l’arrosage des plantes.

Côté sécurité, l’installation de caméras et l’adhésion au CSU sont programmées. La commune se prépare par ailleurs à accueillir la première soirée du festival Hop Hop Hop en juillet prochain. JeanLuc Oury est conseiller métropolitain délégué à la logistique urbaine.

La Maxe

Thierry PERNET, « d'un côté la ville, de l'autre la nature »

« Ici on pourra faire du vélo ! », s’étaient réjouis ses enfants en visitant le village en 1998, alors que son épouse et lui cherchaient une maison. L’argument a joué, la famille s’installe à La Maxe. Conseiller en 2008, adjoint en 2014 puis 2020, Thierry Pernet, ancien chargé d’affaires chez Stellantis retraité depuis 3 ans, estime aujourd’hui « naturel de prendre la relève. »

Le nouveau maire brosse le portrait de la commune : « D’un côté la ville, de l’autre la nature, la Moselle et la véloroute. » Plutôt connue pour IKEA et le port, La Maxe garde effectivement un cœur de village rural. Rues paisibles bordées de maisons lorraines, verger ancien rénové au cours du dernier mandat… « Les gens veulent conserver cette tranquillité », explique l’élu, conseiller métropolitain délégué au plan bruit.

Un bâtiment consacré aux activités périscolaires est en projet, tandis que l’espace d’accueil de la mairie sera réaménagé.

Alors que se profile la construction d’une IA factory sur la friche de la centrale EDF, la commune souhaite conforter l’aménagement paysager du site et préserver la sérénité des villageois.

La nouvelle équipe poursuit aussi sa réflexion sur les mobilités, en concertation avec l’Euro-Métropole. Sécurisation des accès à la zone du Campus et à la maison médicale d’une part, chemins communaux et autres liaisons douces d’autre part. « Je souhaiterais une connexion cyclable vers Woippy. Une passerelle au-dessus de l’autoroute serait le top ! »

Laquenexy

Chadi EL NAR, « Priorité à la santé et à la sécurité »

« Dès la première semaine on se sentait Cunésiens » exprime le nouveau maire de Laquenexy en évoquant l’installation de sa famille dans le village il y a quelques années. Arrivé du Liban à Metz en 2004 pour ses études supérieures, aujourd’hui enseignant-chercheur à l’Université de Lorraine, Chadi El Nar démarre à 42 ans son premier mandat, « démarche participative » en tête.

Titulaire d’un doctorat en communication, ses projets se nourrissent des « besoins du terrain », de « l’écoute des habitants » et de « l’histoire de la commune », issue de la fusion de Laquenexy avec Villers. Ce petit bourg était situé autour de l’emplacement de l’actuel espace socioculturel Aux Quatre vents. La nouvelle équipe projette de développer ce « cœur de village », où la bâtisse de l’ancienne école pourrait être revalorisée en accueillant la mairie. Une solution qui permettrait de mettre à profit les vastes espaces de l’actuel hôtel de ville en y aménageant un pôle santé, « une priorité ».

Le rez-de-chaussée, avec son accès PMR accessible depuis le parking, accueillerait médecins et autres professionnels du soin et du bien-être. L’étage proposerait des solutions d’hébergement aux auto-entrepreneurs, nombreux dans la commune. Autre priorité, la sécurité, pour laquelle Laquenexy adhérera au CSU métropolitain. Chadi El Nar est conseiller métropolitain délégué à la politique de la ville et à la prévention de la délinquance.

Le-Ban-Saint-Martin

Joy HENDRIX, « se dire que c’est possible »

À 38 ans, Joy Hendrix succède à Henri Hasser à la tête de la municipalité du BanSaint-Martin et assume « une double casquette : “femme” et “jeune” ». Adjointe durant le mandat précédent, maman d’une petite fille, elle envoie d’emblée un message aux jeunes femmes qui veulent s’impliquer en politique : « se dire que c’est possible ! »

Son activité professionnelle lui permet à la fois « de dégager beaucoup de temps pour la mairie et de garder un pied dans la réalité », exprime l’élue en traçant la ligne de conduite de ce mandat : « la participation des citoyens. Aller davantage à leur rencontre, recueillir leurs avis. » Au sujet d’un nouveau plan de circulation notamment, destiné à limiter le nombre des 8 000 véhicules quotidiens qui traversent tous les jours la ville. Une préoccupation majeure pour celle qui assurera par ailleurs la délégation au plan vélo et aux mobilités actives au sein de l’Euro-Métropole.

Des concertations publiques permettront d’échanger avec les habitants, à propos du « très gros projet de restructuration des infrastructures sportives », ou encore du rôle des caméras nouvelle génération, dont l’installation va se poursuivre. Le dispositif, raccordé au CSU, se veut « plus dissuasif que punitif. » La nouvelle équipe créera également « un conseil de jeunes citoyens ». Une manière de les amener à penser « la société qu’ils veulent construire. »

Lessy

Marc BIAGIOLI, « lutter contre les incivilités »

Lessylien d’adoption - depuis 25 ans dans le village tout de même -, Marc Biagioli évoque aussi son grand-père, qui avait quitté la région des Marches en Italie, pour venir travailler dans les mines lorraines.

À propos de son conseil municipal, le nouveau magistrat, 72 ans, apprécie : « tous des actifs, pourtant très présents ! » Retraité de l’immobilier, il entend bien la difficulté des primo-accédants à se loger. Le village n’offre en outre pas de terrain. Aucune entreprise n’y a élu domicile, « et pourtant il y a une vie qui se fait », affirme l’élu, évoquant la dizaine d’associations actives à Lessy, que la nouvelle équipe continuera de soutenir. La commune veut aussi garder son école et créera une structure périscolaire « digne de ce nom ».

Tendance majeure du mandat : « lutter contre les incivilités. La vitesse excessive des automobilistes, les cambriolages réguliers. L’installation des caméras et le raccordement au CSU sont en cours », explique Marc Biagioli. L’embellissement du village « d’une façon visible et concrète » lui tient à cœur, tout comme la rénovation des bâtiments publics. « La maison des associations est aussi à rénover et l’église à entretenir », précise celui qui a fait ses études dans le génie civil.

Dans la partie basse du village, des travaux sont en cours sur le lit du ruisseau, en partenariat avec l’Agence de l’eau et l’EuroMétropole de Metz. Un parc et sa promenade pédagogique seront aménagés à proximité. Marc Biagioli est conseiller métropolitain délégué chargé des déchetteries.

Lorry-Mardigny

Damien THIEL, « les jeunes seraient un peu nos oreilles »

Originaire de Silly-sur-Nied, il s’est installé à Lorry-Mardigny en 2012. Premier adjoint à partir de 2020, Damien Thiel, 45 ans, dessinateurprojeteur chez Saint-Gobain à Pont-à-Mousson, succède aujourd’hui à Philippe Hardy. « Je n’aurais pas accepté si notre secrétaire de mairie n’était pas là », lance-t-il en hommage à Audrey, en poste depuis deux ans et en qui l’élu a « toute confiance ».

La commune, issue de la fusion de deux villages, a intégré la métropole messine en 2022. Une nouvelle construction bardée de bois de la forêt toute proche est sortie de terre l’été dernier au lieu-dit Entre Deux Bans. La bâtisse basse consommation abrite la mairie et une salle des fêtes.

Un city-stade implanté sur le même terrain résulte d’une demande des jeunes, à qui le maire veut à présent donner plus officiellement la parole. « Nous aimerions faire entrer des adolescents de 10 à 15 ans, cinq de Lorry et cinq de Mardigny, dans notre commission jeunesse. Ils seraient un peu nos oreilles. »

Un parc multigénérationnel donnera aussi du liant entre les deux villages, tandis que les piétons et les cyclistes pourront circuler en toute sécurité depuis l’église de Lorry jusqu’au château de Mardigny. « Le projet de liaison douce est engagé avec l’Euro-Métropole, nous sommes impatients de voir les premières esquisses. On attend aussi la nouvelle démarche du PLUi, car il nous faut des terrains à bâtir pour accueillir des familles », confie le maire, conseiller métropolitain délégué et membre du bureau.

Marieulles-Vezon

Olivier MITZNER, « retrouver la convivialité du couarail »

« Je suis presque un enfant du village ! » Olivier Mitzner évoque son enfance passée en bonne partie dans la ferme de son grand-père, puis son installation à Marieulles en 2012. Il entre au conseil municipal deux années plus tard, devient 1er adjoint en 2020, avant de ceindre l’écharpe ce printemps. Diplômé en urbanisme, directeur général adjoint de la ville de Thionville, le nouveau maire s’intéresse à toutes les dimensions du service public, faisant de l’écoute et du partage de réflexion - à propos de la sécurité notamment - une véritable philosophie.

Lui et les huit femmes et six hommes qui l’entourent aimeraient réimplanter « un lieu de convivialité » au sein du village. Une version moderne « du couarail », à la façon des villageois qui se retrouvaient pour bavarder, sous forme d’« un petit tiers-lieu » qui accueillerait une grainothèque, entre autres idées. L’élu prévoit en outre d’activer « le statut de collaborateur bénévole du service public » pour impliquer concrètement les habitants dans la vie de la localité.

« On s’enrichit énormément au contact des autres », poursuitil, soulignant les projets à venir : « embellissement du village, valorisation de son patrimoine, de ses paysages et de ses produits », transition écologique « en colonne vertébrale ». Le tout en synergie avec « une métropole qui accompagne et protège ses communes. » Olivier Mitzner est conseiller métropolitain délégué aux aménagements urbains.

Nouilly

Grégory KEFF, « Créer de l’émulation dans le village »

Conseiller municipal en 2014, adjoint aux finances et au personnel en 2020, aujourd’hui, Grégory Keff, qui est aussi directeur général des services de Folschviller, revêt l’écharpe de maire à Nouilly. Pour constituer son équipe, il a fallu convaincre, trouver des personnes, « notamment des femmes, des mamans prêtes à s’investir. » « Ça prend du temps ? » lui demandait-on. « Le temps que vous voudrez bien donner à la commune », répondait-il, tablant aussi sur le fait d’être lui-même en activité et papa de deux enfants, pour démontrer qu’il est possible de tout concilier.

Alors que la rénovation du pressoir se poursuit, les animations associatives rythment le calendrier. Halloween, la chasse aux œufs, les tournois de foot, « qui marchent assez bien, les gens du lotissement constituent des équipes », ou encore le festival Hop Hop Hop en partenariat avec l’Euro-Métropole. Pourtant, le nouveau maire aimerait voir les Novillois profiter davantage de tout cela. Déterminée à « créer de l’émulation », l’équipe municipale proposera également de nouveaux temps forts comme la fête de la musique, rénovera le city-stade et y aménagera un îlot de fraîcheur, réalisera un parking à côté de la salle des fêtes pour accueillir des événements. Grégory Keff est conseiller métropolitain délégué à l’égalité femmes hommes et à l’action sociale du personnel.

Plappeville

Jérôme GAIRE, « nous vivons dans un espace remarquable »

Quarante ans ans ce printemps, trois mandats à son actif dont deux en tant qu’adjoint, le nouveau maire de Plappeville a aussi été le plus jeune élu de l’Euro-Métropole sous la présidence de Jean-Marie Rausch. Jérôme Gaire, professeur de comptabilité au Greta, s’inscrit aujourd’hui « dans la suite logique » du maire sortant, avec pour ligne de conduite « le travail collectif » et « le développement des services à la population. »

Investissements au programme : l’isolation thermique de l’école et l’aménagement du parc du Breuil, « qui reste le lieu de vie central du village. Nous avons aussi à cœur de renforcer la dynamique sportive autour du stade avec une zone de fitness multigénérationnelle et un circuit de course », détaille l’élu.

« Village réputé pour ses animations », Plappeville s’affirme aussi pleinement comme « un espace remarquable, l’une des portes d’accès au Mont Saint-Quentin, véritable joyau qui doit être ouvert à tout le monde. » Partie prenante dans la réflexion menée par l’Euro-Métropole au sujet de la maison forestière, appelée à devenir le lieu d’accueil d’associations et de visiteurs, la municipalité en mesure les enjeux. Flux des voitures à maîtriser, parkings à organiser… « Il existe une panoplie de solutions », expose le maire. Jérôme Gaire est conseiller métropolitain délégué au contrôle de gestion et à l’évaluation des politiques publiques.

Saint-Privat-la-Montagne

Gilles FORFERT, « un village de référence » 

Une salle de 345 places assises, un parc paysager remarquable, ou encore un parking relais : Gilles Forfert détaille les investissements réalisés par son prédécesseur Jean-Claude Walter, dont il était l’un des conseillers délégués. « Il a transformé le village. Je veux continuer à en faire une commune de référence ! » exprime le nouveau magistrat, habitant de la localité depuis 1991. Originaire de Mondelange, cinquième enfant d’une famille qui en comptait six, il a vu Saint-Privat-La-Montagne passer de 1 300 à 1 900 habitants en trois décennies.

Pour s’inscrire dans une démarche vertueuse, la nouvelle municipalité souhaite développer son parc immobilier en exploitant « les dents creuses ». La bonne exposition des bâtiments communaux permettra par ailleurs d’y implanter des panneaux photovoltaïques, et de « tendre vers l’autonomie énergétique. »

Les chemins et les balades de mémoire présentent un vrai centre d’intérêt selon Gilles Forfert et son équipe, qui comptent bien conforter des circuits en collaboration avec leurs voisins d’Amanvillers et de Roncourt notamment. « Il y a de quoi faire, car nous avons des monuments tous les 300 mètres. Un projet de circuit de mémoire est dans les esprits depuis 25 ans, souligne-t-il. “Si tu y arrives je te tire mon chapeau”, m’a dit l’ancien maire. » Gilles Forfert est conseiller métropolitain délégué aux parcs de stationnement.

Sainte-Ruffine

Jean-Baptiste BARTHELEMY, « passionné de forêt et de nature »

Né à Rozérieulles, Jean-Baptiste Barthélemy cherche plus tard une maison d’où il « puisse partir à vélo et être dans les bois tout de suite » et choisit Sainte-Ruffine. « Passionné de forêt et de nature », douze ans de bénévolat au sein du club Aventure Mont Saint-Quentin, dont six en tant que président, l’élu était aussi responsable des chemins durant le mandat précédent. Il assure aujourd’hui la délégation aux forêts au sein de l’Euro-Métropole.

Si la commune ne possède pas de bois, un parcours a été aménagé à flanc de forêt par le Conservatoire d’espaces naturels (CEN) de Lorraine. Le village attire aussi pour ses ruelles tranquilles où les gens viennent se balader, les plus jeunes sur de petits vélos. « Il faut préserver cela », exprime JeanBaptiste Barthélemy, qui, dans la dynamique des constructions réalisées par son prédécesseur Daniel Baudoüin, vise l’entretien, l’embellissement et la création d’une aire de jeux, car des familles avec des enfants s’installent dans le village. Un guide des promenades à Sainte-Ruffine valorisera notamment le parcours archéologique aménagé dans la commune.

« Un vrai besoin de recréer du lien » se faisant sentir, une commission « Vie de village, seniors » est chargée d’imaginer un lieu où se retrouver.

« Plutôt solitaire » dans son activité professionnelle dans le monde de l’assurance, l’édile redécouvre à la mairie le plaisir de « travailler en équipe. Quinze personnes motivées. Je pilote, mais je ne décide pas seul. »

Dernière mise à jour : 24/06/2026

Retour à la liste des résultats